icône catégorie Paroles d’experts

30 jours – 30 collaborateurs : Partie 5

30 jours – 30 collaborateurs : Partie 4
1 novembre 2019
L’éthique a-t-elle un sexe?
6 novembre 2019
Partagez ce blogue










Submit
5 novembre 2019 | 2 Min de lecture |
Vues

 

En ne parlant d’éthique que par les manquements, aurait-on au fil du temps réduit l’éthique à une pâle version d’elle-même?

L’éthique recherche le Juste.

Fréquemment, le Juste peut être atteint par l’application de règles et processus auxquels il convient de se conformer. La conformité est donc l’une des manières – mais pas la seule – de dire l’éthique. La conformité ne pourra résoudre que ce qui aura été prévu avant; elle sera inutile devant une situation jamais vue. Devant les changements sociaux actuels, il faut comprendre qu’il existe une éthique au-delà des normes : l’éthique réfléchie.

L’éthique réfléchie est affaire de culture, non pas de structures.

L’éthique fait partie de la culture d’une entreprise. Lorsqu’il y a manquement à l’éthique, on interroge rarement la culture; on ajoute plutôt à la structure en augmentant la surveillance. Une solution incomplète.

Il est plus que temps de prendre le temps de réfléchir avant d’agir plutôt que de se fier aveuglément à une procédure normalisée.

Le monde change et les Millénariaux exigent de plus en plus l’exemplarité. Ne pas mal faire ne suffit plus; l’éthique est exigée. L’éthique est une souplesse de l’esprit qui permet de décider avec justesse dans un monde complexe.

 

 

 

Appuyé par 15 organismes dont le BIPA, l’OIQ a demandé au gouvernement de profiter de la révision de la Loi sur les ingénieurs pour rendre obligatoire la surveillance des travaux sur les chantiers.

Les bénéfices ?

  • Santé et sécurité 

Il a été démontré que l’absence de surveillance des travaux a parfois eu des conséquences graves sur la sécurité des personnes. Dans certains cas, c’est la santé des usagers d’un bâtiment qui a été mise en péril par des ouvrages qui n’avaient pas été construits selon les plans et devis.

  • En avoir pour son argent 

Pour les consommateurs dans le domaine de l’habitation ou pour les contribuables qui financent les infrastructures de nos collectivités, la dimension économique est importante. Les municipalités doivent par exemple obtenir des produits à la hauteur des fonds publics investis.

Comparativement aux coûts des défauts qui ne sont pas corrigés à la source, les coûts de la surveillance restent modestes. Investir en surveillance, c’est comme investir en prévention dans le domaine de la santé : on en mesure les bénéfices à long terme!

La surveillance est déjà répandue. Mais une obligation permettrait d’encadrer les plus laxistes. N’enverrait-elle pas aussi le message que le contrôle de la qualité, c’est important?

 

 

Nos lanceurs d’alerte sont précieux. Reconnaissons-nous assez leur courage? Sont-ils adéquatement protégés?

Dans son rapport publié le 13 juin 2019, le Protecteur du citoyen conclut à des manquements graves dans la façon dont un organisme public a traité la divulgation d’actes répréhensibles par un lanceur d’alerte. Ces manquements concernent, entre autres, la protection de son identité ainsi que la confidentialité des renseignements communiqués et des démarches de vérification.

Voici des principes à suivre pour assurer un traitement crédible et humain des signalements :

  • Garantir l’indépendance nécessaire au responsable du suivi des signalements nommé.
  • Fournir des ressources matérielles et financières adéquates à l’accomplissement de son mandat.
  • Prévoir des mesures de sécurité adéquates pour protéger l’accès à ces dossiers et répertoires.
  • Mettre en place une procédure claire et crédible de traitement des signalements qui prévoit un accompagnement au lanceur d’alerte.
  • Veiller à ce que la personne responsable du suivi des signalements soit qualifiée, dûment formée et engagée.
  • Rendre compte périodiquement des situations problématiques soulevées.

Il est indispensable de bien faire les choses pour préserver la confiance des lanceurs d’alerte!

 

 

Les entrepreneurs n’hésitent pas à faire la promotion des valeurs d’éthique et d’intégrité de leur industrie. C’est compréhensible puisque ce sont les piliers de la ligne de conduite qui régissent leur administration et ils en sont fiers. Par cette démonstration, ils espèrent attirer ou retenir clientèle ou employés qualifiés.

Dans notre société en évolution, l’intégrité soulève beaucoup de questions. Comment savons-nous si les entrepreneurs sont vraiment intègres? Comment définissent-ils l’intégrité? Beaucoup d’interrogations, beaucoup de réponses variées, mais rarement un statu quo et une neutralité aidant la compréhension de ce phénomène social.

Autoproclamer ses valeurs, c’est une chose. Mais le démontrer de façon objective en est une autre.

Et même si une entreprise a une gestion réellement intègre, comment peut-elle s’assurer que les tierces parties avec lesquelles elle transige montrent patte blanche?

Bonne nouvelle! Il existe maintenant l’attestation et la certification BCCI du Bureau canadien de certification intégrité. C’est un outil de validation crédible et rigoureux qui confirme qu’une entreprise a mis en place des processus de gestion éthiques et intègres.

N’est-ce pas là une avancée sur le chemin de l’éthique en affaires?

 

 

L’industrie de la construction fait face à un obstacle de taille : il n’y a plus de dialogue, de confiance et de collaboration entre les parties depuis la fin de la commission d’enquête.

Plusieurs mesures ont été mises en place pour rétablir l’intégrité dans nos marchés publics. Les donneurs d’ouvrage publics ont créé des clauses contractuelles plus rigides et mis des pare-feux entre les entrepreneurs, les professionnels et les autres parties prenantes.

Ces mesures ont toutefois eu aussi pour effet de rompre le dialogue et de faire obstacle à la collaboration entre les parties. Or, le premier facteur de succès dans la gestion d’un projet de construction est la collaboration.

L’industrie de la construction ne souhaite pas revenir en arrière et croit fermement que des marchés publics intègres sont essentiels pour une saine concurrence. Or, il faut absolument renverser la situation quant au manque de collaboration.

Pour y arriver, la CEGQ travaille à rétablir le dialogue entre toutes les parties prenantes en allant à leur rencontre. Donneurs d’ouvrages, professionnels, entrepreneurs généraux, entrepreneurs spécialisés, fournisseurs et travailleurs doivent contribuer au changement de culture et rétablir la collaboration dans des marchés publics intègres.

 

Pour suivre la série sur LinkedIn, vous pouvez suivre le mot-clic 30collaborateursBIPA.

Lire aussi : 30 jours – 30 collaborateurs : Partie 4

Lire aussi : Lorsque ne pas mal faire ne suffit plus

Lire aussi : La surveillance des travaux : bénéfique?

 

 


Pour signaler toute irrégularité en matière de passation de contrats ou tout manquement à l’intégrité à la Ville de Saint-Jérôme :

ligne de signalement BIPA

450-431-0031

Formulaire de signalement en ligne >