5 conseils pour les lanceurs d’alerte qui affrontent la tempête

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5 conseils pour les lanceurs d’alerte qui affrontent la tempête

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25 novembre 2019 | 2 Min de lecture |
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Vous avez dénoncé une situation que vous considérez comme inacceptable et vous subissez les contrecoups de votre signalement? Voici 5 trucs pour passer à travers l’orage.

 

  1. Appuyez-vous sur vos proches

Dans toute épreuve, l’un des plus grands facteurs de protection est le soutien de la famille et des proches. En cas de crise, appuyez-vous sur leur affection inconditionnelle. Votre famille et vos amis vous protégeront devant l’adversité.

 

  1. Concentrez-vous sur les motifs de la dénonciation

En cas de découragement, rappelez-vous pourquoi vous avez choisi de dénoncer. Vos valeurs et vos convictions ont motivé votre signalement, mais elles peuvent aussi vous guider dans la tourmente. Bonne gestion des fonds publics, démocratie, santé publique… votre motif est un moteur vers le bien commun. Et votre dénonciation est la première étape vers la solution.

 

« Lors de mon témoignage à la Commission Charbonneau, on a tenté de me discréditer et de me détruire, en plus de nier les faits que je rapportais. Mais je me suis rappelé mon combat. Mon motif, c’était (et c’est encore) de combattre les injustices. »

– Jacques Duchesneau, lanceur d’alerte et inspecteur général de la Ville de Saint-Jérôme

 

 

  1. Informez-vous sur vos protections légales

Sachez qu’il existe une loi québécoise[1] et une loi fédérale[2] qui protègent les divulgateurs d’actes répréhensibles. Que vous soyez citoyen ou employé de la fonction publique, renseignez-vous sur les protections apportées par ces lois auprès de l’organisme à qui vous avez confié votre signalement.

 

  1. Faites preuve de patience

Votre signalement doit être traité par les organisations avec tout le soin nécessaire. Il peut faire déclencher une enquête afin de dessiner le portrait du problème. C’est cette enquête qui permettra de prendre des décisions adéquates pour régler le problème. Cette démarche prend souvent du temps. Les répercussions peuvent être petites ou grandes, mais dans les deux cas, vous aurez fait une différence.

 

 « La patience est une vertu, surtout pour les lanceurs d’alerte. On est loin de la coupe aux lèvres. Les preuves de collusion et de corruption sont difficiles à recueillir. Il faut se dépêcher… à aller tranquillement. La dénonciation du lanceur d’alerte ne sert à rien si la cause est ensuite rejetée par les tribunaux. Voilà pourquoi il est primordial de prendre le temps de monter des dossiers solides. »

– Jacques Duchesneau

 

  1. Joignez une communauté de lanceurs d’alerte si vous en avez l’occasion

En tant que lanceur d’alerte, vous vivez probablement un profond sentiment de solitude. Si vous connaissez d’autres personnes dans une situation similaire à la vôtre, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de votre organisation, n’hésitez pas à discuter avec eux. Les seules personnes qui peuvent vraiment vous comprendre sont celles qui ont vécu ou vu la même chose que vous. Ainsi, vous pourrez briser l’isolement et rester motivé face à la montagne qui se présente à vous.

 

 

[1] LOI FACILITANT LA DIVULGATION D’ACTES RÉPRÉHENSIBLES À L’ÉGARD DES ORGANISMES PUBLICS

http://legisquebec.gouv.qc.ca/fr/showDoc/cs/D-11.1

 

[2] LOI SUR LA PROTECTION DES FONCTIONNAIRES DIVULGATEURS D’ACTES RÉPRÉHENSIBLES

https://laws-lois.justice.gc.ca/fra/lois/p-31.9/

 

Lire aussi : Quand les normes ne guident plus nos choix

Lire aussi : Lanceurs d’alerte : ouvrir les boîtes


Pour signaler toute irrégularité en matière de passation de contrats ou tout manquement à l’intégrité à la Ville de Saint-Jérôme :

ligne de signalement BIPA

450-431-0031

Formulaire de signalement en ligne >