5 RÉFLEXIONS SUR L’ÉTHIQUE: CINQUIÈME PARTIE

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5 RÉFLEXIONS SUR L’ÉTHIQUE: CINQUIÈME PARTIE

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9 juillet 2019 | 2 Min de lecture |
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21. Plus facile d’être héros qu’honnête homme?

Suffit-il de clamer qu’on est intègre pour l’être vraiment? On connaît tous des entreprises fleurons et des personnes perçues comme des modèles à suivre qui ont bâti leur image sur l’intégrité jusqu’à ce que…

Ceci nous amène à cette question : les personnes et organisations réputées éthiques le sont-elles toujours, tout le temps et à 100 %?

– Même le meilleur des éthiciens peut fauter, un peu comme les médecins qui donnent des recommandations sans les suivre pour eux-mêmes.

– Ça ne passe jamais vraiment bien d’être intègre « partiellement » ou « à peu près », c’est-à-dire de prôner les codes de conduite les plus blindés et de tricher quand personne ne regarde.

– Les écarts de conduite sont plus fréquents chez ceux qui n’ont pas peur de se faire prendre.

– Nous sommes tous constamment tentés de raisonner pour confirmer nos gestes.

Y a-t-il une différence entre savoir ce qu’il serait bon de faire et le faire pour de vrai?

 

22. L’éthique est parfois un Titanic?

– Être un médecin ou une infirmière et se faire imposer de réduire le temps consacré à l’écoute et aux soins des patients.

– « Vendre » à ses coéquipiers certaines décisions de la direction qu’on trouve totalement incohérentes.

– Congédier un employé qui ne le mérite pas.

– Promouvoir un projet qu’on sait sans utilité ou défaillant.

Ce sont là des cas possibles de souffrance éthique où on peut ressentir un déchirement ou une trahison de soi. On en parle peu (nettement pas assez), mais la détresse éthique est une réalité pour bien des travailleurs.

 Elle survient quand il y a un conflit de valeurs entre ce qu’on croit devoir faire/ce qu’on pense être le mieux et ce qui nous est demandé/imposé.

 Elle apparaît quand il faut faire taire sa morale.

 Elle s’intensifie quand elle heurte notre conscience professionnelle.

 Elle peut sérieusement menacer la santé et l’équilibre psychologique.

Que faire pour l’éviter?

On doit ôter le couvercle, parler de nos tensions. Et on doit oser agir selon sa voie intérieure, quitte à braver les directives de nos supérieurs. Ça s’appelle l’objection de conscience.

 

23. Être grand et modeste?

Vous pensez qu’un bon leader doit briller par sa droiture et sa rigueur? Vous trouvez qu’un comportement moral irréprochable est synonyme d’héroïsme éthique? Détrompez-vous!

C’est plutôt sur une approche pragmatique et modeste de l’éthique que les dirigeants doivent miser, selon Joseph L. Badaracco Jr, professeur d’éthique en entreprise à l’Université Harvard. Il suggère 4 principes d’action :

• La LUCIDITÉ // Les problèmes sont souvent plus complexes qu’on croit. Vérifiez vos limites.

• La PRUDENCE // Évitez les actions trop catégoriques, car elles pourraient vous écarter du jeu et vous rendre incapable d’agir.

• La PERSÉVÉRANCE // Engagez-vous dans ce qui est important pour vous et faites-en votre passion.

• La CRÉATIVITÉ // Souvent, la solution la plus simple n’est pas la meilleure dans un dilemme éthique. Essayez d’envisager le problème différemment ou pensez aux compromis possibles.

Ces points sont tirés de la synthèse du livre « Leading Quietly » de Joseph L. Badaracco Jr : https://lnkd.in/gGe4_m7

 

24. Y perdre au change?

Dans une étude réalisée par Gallup en Europe, SEULEMENT 1 employé sur 4 a déclaré être tout à fait d’accord avec l’affirmation suivante : « Mon entreprise choisira toujours de faire ce qui est juste plutôt que de réaliser un profit ou un bénéfice immédiat. »

Certains tressaillent en regardant des films d’horreur. Moi, ce sont des chiffres comme ceux-là qui font sursauter.

Pensez-y : 75 % des répondants pensent que pour leur employeur, le bénéfice immédiat est plus important que de prendre une décision juste.

Nous avons l’occasion de faire changer cette vision en encourageant une culture d’entreprise éthique. Et cette culture, elle peut se transformer, un travailleur à la fois. Serez-vous l’un des initiateurs du mouvement?

 

25. Passer du bâton à la carotte?

Depuis 10 ans, les entreprises et les personnes impliquées dans de mauvaises pratiques éthiques font les manchettes. La corruption est devenue un moteur à cynisme.

Oui, il faut poursuivre, sanctionner et neutraliser les délinquants éthiques. Mais pourquoi toujours leur laisser le devant de la scène?

Pourquoi ne pas aussi reconnaître les actions positives des autres?

Nous devons lutter contre la corruption et les mauvais plis. Nous aurions de meilleurs résultats en valorisant les entreprises qui agissent bien (la carotte) plutôt qu’en punissant celles qui agissent mal (le bâton).

C’est le principe du verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide.

À long terme, la récompense finit par rapporter davantage que la punition.

Êtes-vous d’accord avec cette proposition?

 

 

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