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Compétence éthique et gestion de risque

ÊTRE UN BON CITOYEN CORPORATIF
8 octobre 2019
30 jours – 30 collaborateurs : Partie 2
15 octobre 2019
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15 octobre 2019 | 1 Min de lecture |
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par

Carole Chauvin et Sophie Gagnon

L’adaptation pertinente des règles aux situations nouvelles demande une certaine compétence éthique. Un des défis des organisations est justement de déterminer les moyens à mettre en place pour développer les réflexes éthiques des équipes de travail.

Il existe plusieurs moyens pour développer cette compétence. Le plus couramment utilisé est la formation, qu’elle soit de type traditionnel en présence d’un formateur, sous forme de capsule ou en ligne. Plusieurs chercheurs diront que l’éthique se développe en situation, lors d’évènements concrets. En plus de mieux comprendre ce qu’est l’éthique, les participants doivent être en mesure d’utiliser cette compétence en situation réelle pour exercer leurs réflexes, leurs aptitudes, leurs habilités dialogiques, d’écoute, un peu comme le font les athlètes dans un gym, se mettre prêts à l’action, développer des automatismes.

L’exercice de gestion des risques, comme les risques éthiques, de gouvernance et de corruption, est un excellent moyen pour se préparer à se mettre en action.

En impliquant vos équipes de travail, vous initiez les réflexions et les discussions que requiert cet exercice, notamment pour identifier les causes et les conséquences des risques ainsi que pour justifier auprès des dirigeants de l’organisation les mesures d’atténuation à mettre en place. En plus de donner à l’organisation des structures et des mécanismes permettant aux équipes de travail d’exercer leur compétence éthique, cet exercice développe les fondements de cette compétence, soit la sensibilité éthique, l’imagination, la décentration et le raisonnement.

Par sensibilité éthique, on entend la capacité à identifier une situation qui soulève des enjeux éthiques. L’imagination est la capacité à visualiser les différentes conséquences aux décisions prises en tenant compte des différentes parties prenantes. La décentration réfère à la facilité à se mettre dans les souliers de l’autre, à voir la situation à l’aide de point de vue différent du nôtre. Et enfin, le raisonnement est ce qui nous permet de soutenir nos décisions, de faire face lorsque ces décisions sont controversées.

En plus de mieux connaître et de comprendre les vulnérabilités de votre organisation, la gestion des risques – dont les règles peuvent être ambiguës – dote vos équipes de meilleures aptitudes pour faire face aux enjeux éthiques qui surviendront éventuellement.

 

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